Le réemploi des emballages apparaît comme un levier majeur pour atteindre les objectifs nationaux de transition écologique. Fixé à 10 % d’emballages réemployés d’ici 2027, cet objectif est jugé atteignable en seulement 4 ans, à condition de mobiliser l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. Cela représenterait plus de 11 milliards d’emballages réemployés par an, un volume considérable susceptible de transformer profondément les pratiques industrielles et commerciales.
Les secteurs les plus contributifs sont clairement identifiés : boissons en CHR, bières et cidres en magasin, restauration, ainsi que les fruits, légumes et produits d’épicerie en vrac. L’ACV menée sur plus de 1 000 combinaisons industrielles montre que les emballages en verre réemployables présentent systématiquement un impact environnemental moindre que leurs équivalents à usage unique, dès 2 à 4 utilisations, et de manière robuste quelle que soit la distance de transport analysée.
Pour d’autres matériaux, les points de bascule sont également chiffrés :
Enfin, le document souligne les bénéfices économiques : les hausses du prix du verre neuf ont atteint +30 %, alors que le coût du lavage reste stable, renforçant l’intérêt économique du réemploi. En parallèle, les systèmes performants atteignent déjà plus de 10 rotations par emballage, confirmant la maturité opérationnelle de ce modèle.